Meditation pleine conscience

La méditation pleine conscience, plus simple que vous ne le croyez !

La méditation a conquis le monde entier. Aujourd’hui il existe autant de manières de pratiquer la méditation qu’il y a de professeurs. Pourtant la plupart des méditations ont une base commune. L’accessibilité et la simplicité de sa pratique résident dans le ressenti de ces cinq sens, des émotions et dans l’observation des pensées.

La plupart des gens n’ont pas le temps selon eux de pratiquer la méditation pleine conscience. Or justement, cette méditation est la pour s’offrir un temps de qualité avec soi-même lors d’une brève pause ou d’un plus long moment afin de libérer les tensions, relâcher le stress et accueillir ce qui se passe en soi. Contrairement à bien des types de méditation, la méditation pleine conscience, ne vous demande qu’une seule chose. Observer ce qui est présent dans le moment présent. Voilà toute la magie de cette technique.

L’accueil de ce qui se passe en soi et l’observation sans jugement est la soupape aux excès du quotidien. Ce qui est observé est libéré! Et enfin l’énergie peut circuler! Souvent la méditation pleine conscience commence par l’observation et le ressenti de sa respiration. On ressent l’air qui passe près de nos narines ou bien on ressent son abdomen se gonfler et se détendre. Les ressentis de frissonnements, de pressions, de sons, de variations de luminosités sont tous les bienvenues et deviennent les ancrages à ce qui se passe dans notre corps. Si une pensée survient, il n’y a qu’à l’observer sans la nourrir ou l’alimenter. Tout a sa raison d’être. Si une émotion survient, il en est de même. Le ressenti de l’émotion peut même se transformer en ressenti physique. C’est aussi là que la magie s’opère. C’est de l’observation et du ressenti sans jugement. Une fois la pensée ou l’émotion passée, parce que tout passe, on reviendra à nos cinq sens, un stimulus à la fois. C’est aussi simple que ça!

Quelles sont les bienfaits de la méditation pleine conscience ?

Aujourd’hui la méditation pleine conscience est prescrit pour favoriser la guérison de maladies mentales et notamment celles liées au stress. Les méditants qui en font la pratique pourront témoigner d’une meilleure gestion de leurs émotions et d’une meilleure concentration, améliorant ainsi leurs relations et leurs qualités de vie. Plusieurs études ont démontré que la méditation pleine conscience abaissait le niveau de stress, augmentait les performances sportives et le bien-être pour chaque tranche d’âge : enfants, adolescents et adultes. C’est d’ailleurs pour cette raison que la méditation pleine conscience est maintenant valoriser et dispenser dans certaines écoles au Québec.

Tel que mentionné dans un reportage de Canal Vie, la méditation pleine conscience favoriserait à l’école:
• de l'apaisement, même après une récréation mouvementée;
• une meilleure qualité de présence;
• une plus grande concentration de la part des participants;
• une diminution du stress;
• une amélioration de la qualité de vie, tant en classe qu'à l'extérieur;
• un meilleur comportement;
• un retour au calme après un affrontement entre élèves;
• un intérêt pour la méditation en pleine conscience.

Pour adultes et enfants, la méditation pleine conscience réduirait :
• les douleurs chroniques;
• la dépression;
• le stress;
• l'impulsivité;
• l'agressivité;
• l'état de santé général d'un individu, quel que soit son âge.

Comment se pratique la méditation pleine conscience?

C’est dans un environnement calme et avec un dos relativement droit, que la méditation peut commencer. Le matin est le moment à privilégier pour les débutants, puisque les tensions sont normalement à leurs plus bas.

La première méthode est de s’appuyer sur l’observation ou le ressenti des cinq sens au fur et à mesure de leur apparition. C’est une observation de la danse intérieure de l’instant présent. Nul ne sert de forcer l’observation. Il n’y a rien à chercher, mais plutôt tout a observer ! La perception agréable ou désagréable n’est qu’une occasion d’écouter ce que l’on oublie d’honorer au quotidien, soit qui nous sommes à chaque instant. Ce que l’on réprime s’imprime et crée les tensions. Tranquillement avec la pratique quotidienne, le flot incessant d’idée se clamera. Notre conscience s’aiguisera donc avec temps et pratique.

La deuxième méthode consiste à choisir un objet, un sens, une émotion en particulier et de laisser émerger ce qui doit être ressenti. Un accent sur un élément ! C’est une méditation plus dirigée et plus focalisée. Encore une fois l’objectif n’est que le ressenti et l’observation de la thématique. Tel un enfant, l’objet de l’étude cessera de crier une fois qu’il sera écouté. Voilà une règle universelle. Tout a son importance. Une fois entendu chaque chose faisant partie de nous, reviens en paix. Voilà la magie derrière la méditation pleine conscience.

Grâce à cette nouvelle habitude, vous serez plus présent à vous-même et vous serez plus disponible à savourer les mille et une chose qui composeront votre quotidien. Votre corps maintenant plus calme, se laissera plus facilement habiter consciemment. Avec le temps et la pratique, vous pourrez possiblement pratiquer cette technique dans n’importe quelle activité calme ou relaxante, incluant les tâches quotidiennes. C’est à ce moment que la méditation pleine conscience pourra devenir un mode de vie et un état d’être, voir l’éveil mentionné par la philosophie orientale.

Qui a popularisé la méditation pleine conscience ?

La méthode contemporaine de méditations pleine conscience est née en 1979, suivant les expériences du professeur émérite de l’Université médicale du Massachusetts Jon Kabat-Zinn. En anglais ces ateliers se nomment MBSR : Mindfulness Based Stress Reduction (Réduction du stress basée sur la pleine conscience) basé sur certains mouvements de yoga et sur la méditation de Pleine Conscience. Il a écrit une multitude de livres sur le sujet. C’est grâce à cet homme, que l’on doit la popularité de la méditation pleine conscience dans la médecine occidentale, afin de soigner le stress et diminuer l’intensité de la douleur.

Quelles sont ses origines ?

Comme la plupart des techniques de méditation, la méditation pleine conscience s’inspire des bases de la culture orientale bouddhiste. Dans la langue d’origine Pali, l’essence du mot Sati signifie attention ou pleine conscience. Il désigne un état d’éveil à l’expérience sensorielle, émotionnelle ou mentale. Selon cet enseignement traditionnel millénaire, c’est une des étapes de base, à la libération ou à l’éveil. En occident, c’est plutôt un ancrage dans le moment présent dans l’acceptation et l’observation de ce qui est. Cela permet éventuellement le relâchement des énergies contenues dans les tensions physiques provenant d’évènements passés, qui nous mèneront éventuellement à la prise de conscience de sagesse libératrice.

Combien de temps dure une méditation pleine conscience ?

La durée n’a pas tant d’importance que la régularité. Avec la pratique plusieurs personnes développent un état de plénitude comme plusieurs peuvent le ressentir pendant une marche en forêt ou sur le bord d’un lac. Vous savez cet instant magique où nous nous sentons « UN » avec la nature. Pour cette raison, lorsque l’on débute la méditation pleine conscience, il est préférable de se trouver un endroit tranquille ou l’on ne sera pas déranger. Une séance de 25 minutes offrira tant de bienfaits. Une attention clame s’installera graduellement et sera développé naturellement en lucidité avec la pratique. Une fois familier et habituer à cette technique vous pourrez obtenir presque tous les bienfaits de la méditation pendant une pause de moins de 5 minutes. D’autres personnes avancées, pourront même réaliser la méditation pleine conscience pendant une tâche quotidienne

Et la méditation pleine conscience en médecine?

Dans un article du Quotidien , Le Dr Stéphane Carrier mentionne qu’il y a 40 000 cliniques et hôpitaux en Amérique du Nord qui offrent ça et il y a des recommandations dans les guides de pratique en médecine à ce sujet, notamment pour la dépression et les traumatismes crâniens. Le Dr Stéphane Carrier croit que la prochaine révolution en médecine gravitera autour du «mindfulness».

Selon une publication dans Le Devoir, cette méthode permet tellement de relâchement de tensions, que la Faculté de médecine de l’Université McGill à décider d’inclure dans son cursus médical prédoctoral, un programme obligatoire depuis 2015, appliquant la pratique de la pleine conscience, pour aider les futurs médecins à relever les défis de stress quotidiens propres à leur profession.

Le professeur Charles Baron, à l’Université Laval, enseignant de la méditation pleine conscience à des gestionnaires du milieu médical partage que : « Notre esprit a tendance à naviguer entre nos regrets par rapport au passé et nos appréhensions par rapport à l’avenir, plutôt que d’accepter et de composer avec ce qui est là, comme le font spontanément les enfants »

La Dre Suzanne Paquette, psychiatre à l’hôpital Pierre-Le Gardeur partage que : « La clé de l’efficacité de la pleine conscience est de se rendre compte que l’esprit vagabonde, mais de l’accepter, puis de laisser passer les attentes, les intentions, les jugements, les pensées, les émotions sans les juger et de revenir se centrer sur le souffle, si c’est ce qu’on a choisi comme point d’ancrage »,

D’autres médecins mentionnent : « Cette espèce de distanciation qu’elle nous procure m’aide à garder à sa juste place la compassion que j’éprouve pour mes patients. Elle préserve ma curiosité de la rencontre avec l’autre »